Figuier, 2022

 

Installation in situ

Bois de figuier, plâtre, acier, pigments métalliques, colle vinylique, 300 x 250 cm.
Fig wood, plaster, steel, metallic pigments, vinyl glue, 300 x 250 cm.

© Gaëlle Astier-Perret

Ce figuier a été abattu et découpé en rondins de bois. L’art japonais du Kintsugi 金継ぎ, qui signifie jointures en or, prend en compte le passé, le vécue de l'objet à travers sa réparation. A la manière d’un puzzle organique, j’ai souhaité reconstituer cet arbre grâce au soutien des débris de murs. Les jointures sont composées de plâtre et de poudre métallique cuivrée, ces matériaux étant tous deux également utilisés pour soigner l'homme. Au sein des murs à pêches, les murs traversent le temps, s’écroulent et restent parfois au sol. Cet arbre est relié physiquement à cet écroulement, il peut devenir une ruine, un témoin du temps qui passe. Cette installation éphémère résonne comme un pacte de solidarité entre le monde végétal et le monde minéral.

This fig tree was felled and cut into logs. The Japanese art of Kintsugi 金継ぎ, which means gold joints, takes into account the past, the experience of the object through its repair. Like an organic puzzle, I wanted to reconstruct this tree thanks to the support of the debris of the walls. The knuckles are composed of plaster and copper-colored metal powder, both of which are also used to heal humans. Within the peach walls, the walls go through time, crumble and sometimes remain on the ground. This tree is physically linked to this collapse, it can become a ruin, a witness to the passage of time. This ephemeral installation resonates like a pact of solidarity between the plant world and the mineral world.